Elisabeth Mudimbé-Boyi – 2010

 

Elisabeth Mudimbe-Boyi est née en République Démocratique du Congo, elle y a étudié les Letttres dans la section philologie romane à l’Université Lovanium de Kinshasa. Elle enseigne actuellement à l’Université de Stanford aux Etats-Unis. Spécialiste des relations internationales entre L’Europe, l’Afrique et les Caraïbes, son travail porte aussi sur la littérature, les intellectuels et la société, ainsi que sur les femmes écrivains. En 2002-2003 elle a été présidente du « African Literature Association » et est à présent membre du Conseil exécutif de la « Modern Language Association » où elle représente le domaine français.

Voici quelques extraits du texte de présentation prononcé par Hélé Béji lors de sa venue le 8 avril 2010.

(…) Mme Boyi illustre le rôle grandissant que joue la dimension africaine dans l’identité américaine. Elle montre donc le rôle éminent que joue la recherche universitaire dans les changements profonds des mentalités aux Etats Unis, changement qui ont abouti à une révolution avec l’élection d’Obama. Elle est elle-même le produit de ce grand système universitaire qui ne s’est jamais dissocié des engagements civiques et politiques de sa société, et qui donne au savoir une prise directe sur l’histoire vivante. C’est la vertu des universités américaines.

Je la remercie de nous faire l’honneur d’être venue jusqu’à Tunis.

Nous le devons à Nabiha Jerad, professeur de littérature à l’université de Tunis, elle est l’initiatrice de ce programme inédit d’études postcoloniales au Collège, et par son enthousiasme de chercheur, elle a suscité des liens et des amitiés qui élargissent considérablement le réseau du Collège à l’étranger. Elle vous présentera elle-même son programme, et je la remercie de tout cœur pour sa persévérance et son volontarisme qui tentent de sortir l’université tunisienne de ses murs. Elle est aux Etats Unis l’universitaire qui a le plus de rayonnement, et c’est toute l’université tunisienne qui en est grandie.

J’ajoute qu’il est important que la Tunisie se souvienne qu’elle est un pays africain, car comme je l’ai dit la dernière fois, on dirait que la Tunisie s’est détachée du Nord de l’Afrique et a subi un glissement géologique vers le Moyen-Orient. Mais Tunis est sur le continent africain, et je pense qu’il est temps de renouer avec ce patronyme d’Ifrikya, et avec notre histoire africaine. C’est le moment.

Lectures :

  • Beyond dichotomies : Histories, Identities, Cultures, and the challenge of Globalization [Paperback, 2002]
  • Black woman in America : Social science Perspectives [Paperback, 1990]
  • L’œuvre romanesque de Jacques-Stephen Alexis : une écriture poétique, un engagement politique [Unknown Binding, 1992]

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